Une nouvelle histoire…

 

Une page se tourne, afin d'en écrire une nouvelle, avec vous.

Au lancement de la première collection ISIEL PARIS en juin 2016, je concrétisais enfin ce rêve de pouvoir offrir une garde-robe intemporelle, chic et romantique mais surtout exclusivement confectionnée en France et avec des matières naturelles. En effet, j’ai toujours cru qu’il était possible de proposer de beaux produits, confortables, durables dans le temps, éthiquement et écologiquement responsables tout en pratiquant des prix justes et raisonnables.

Quelques mois avant ce lancement, je devenais maman pour la deuxième fois. Trouver un atelier de confection à proximité de chez moi dans la région parisienne devenait donc impératif pour que je puisse m’y déplacer rapidement et régulièrement sans bousculer l’équilibre des premiers jours de mon petit bout. Tout d’abord pratique, ce choix constituait aussi une véritable opportunité pour moi de revendiquer et de mettre en valeur la confection 100% française des produits ISIEL PARIS.

Bientôt 2 ans après, je suis fière de ce que j’ai pu réaliser avec ISIEL PARIS mais surtout fière d’avoir pu vous réunir autour d’ISIEL PARIS. Je vous suis et serais éternellement reconnaissante. Vos retours et l’expérience que j’ai acquise sont inestimables surtout pour une autodidacte du métier comme moi. Et c’est à partir de celle-ci et depuis maintenant 9 mois avec l’aide de mon mari Thomas, que nous nous préparons à vous offrir une expérience nouvelle plus forte, plus engagée et surtout plus authentique car connectée à notre ADN et à notre HISTOIRE personnelle.

Si vous êtes en quête de sens et d’authenticité dans tout ce que vous entreprenez, suivez-nous et restez connecté(e)s: www.tantar-antsika.com

Séverine

Entretien avec Mathieu Puga

À 35 ans, Mathieu Puga saisit avec finesse les regards et les profils. Rencontre avec l’auteur du lookbook automne-hiver d’Isiel.

 

Peux-tu nous dire comment t’est venu l’amour de la photo ?

J’ai toujours été attiré par tout ce qui touchait à l’art. J’ai d’abord joué dans un groupe de musique. À un moment, nous envisagions de réaliser un clip vidéo pour capturer l’atmosphère de chaque chanson et cela me plaisait beaucoup. De fil en aiguille, je me suis orienté vers une école de cinéma où l’on enseignait aussi la photo. Finalement, c’est comme cela que j’y suis venu. Pour moi, la photographie permet de capturer les atmosphères avec vérité.

 

Victoria Plum

Victoria Plum

 

Quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Après avoir terminé mes études en audiovisuel, j’ai mis entre parenthèses ma passion pendant plusieurs années. J’y suis revenu il y a un an. Comme beaucoup, j’avais les bases, et je m’amusais à prendre ma copine en photo. J’ai ensuite créé un compte Instagram et les photos que je faisais semblaient plaire. Un jour, un mannequin américain m’a contacté pour faire une séance. J’étais terriblement stressé, mais cela s’est très bien passé. Ainsi a commencé le début de ma carrière de photographe de mode !

Depuis, j’ai eu la chance de travailler et de rencontrer des gens très intéressants. Je pense à  la créatrice Laura Laval avec qui j’ai collaboré, ou encore à des mannequins incroyables comme Victoria Plum ou Myrtille Rêvemont. Mais ce n’est que le début !

 

As-tu des petites habitudes, des manies de photographe ?

Ma petite manie, c’est de faire des blagues pendant les shootings. Cela me permet de me détendre (et si besoin, de détendre l’atmosphère également !) et de montrer à l’équipe que je suis quelqu’un de simple et qu’on peut se lâcher. C’est très important aussi dans la relation avec le modèle. Il faut arriver en peu de temps à créer une « amitié » ou, du moins, un lien de confiance. Et moi, j’ai choisi de faire rire pour y parvenir…

Myrtille Revemont

Myrtille Revemont

Quelles sont tes sources d’inspirations ?

Je ne m’inspire pas vraiment de grands photographes de mode, bien que je trouve le travail de certains magnifique. Je préfère essayer de créer des choses dans l’instant sans être perturbé par des idées déjà éprouvées. Il y a néanmoins des photographes que j’adore comme Nicolas Leforestier et Joseph Paradiso and Yuki. J’aime aussi beaucoup le magazine Vogue. Quand j’en ouvre un numéro, c’est comme une petite claque à chaque fois.

 

Pourquoi la photo de mode ?

J’aime le travail d’équipe et j’assimile ce que je fais à la réalisation d’un film. Un photographe de mode, sans la maquilleuse, sans le styliste, sans le directeur artistique, il ne peut rien faire. Mais quand une équipe travaille dans la même direction, on peut arriver à quelque chose de magnifique.

Ensuite, je me sens plus à l’aise et pleinement créatif dans la photo de mode que dans n’importe quel autre univers comme la photo de mariage ou le paysage — même si j’apprécie beaucoup ces domaines.

Apolline Thibault

Apolline Thibault

 

Y a t-il une spécificité à travailler dans la photo de mode ?

C’est un milieu assez fermé, mais il n’appartient qu’au photographe de rencontrer les bonnes personnes. Si vous rentrez en force, que vous êtes hautain et trop sûr de vous, vous allez forcément travailler avec des gens qui vous ressemblent !

Je m’attache à me comporter de façon respectueuse et, par conséquent, j’ai rencontré des gens comme moi. Ce milieu, qui peut apparaître pour certains très dur et artificiel, est pour moi agréable et doux. Il permet à des talents de divers milieux de se rencontrer et d’échanger. J’adore travailler avec un(e) styliste et apprendre comment construire une histoire avec des vêtements, par exemple.

Qu’as-tu en tête lorsque tu « shootes » une marque de vêtements ?

Lorsque je travaille sur la mise en avant d’une marque, j’échange beaucoup avec le créateur ou le responsable marketing. J’ai besoin de connaître et sentir l’esprit de la marque, de la collection. Autant tout se dire ! C’est ainsi qu’on peut se rapprocher au maximum du rendu souhaité.

Pendant la séance, je reste focalisé sur l’ambiance globale et sur la mise en avant des pièces. Je me questionne constamment. Je demande aussi souvent au créateur quelle partie spécifique de chaque pièce il souhaite voir mise en avant (couture spéciale, coupe de pantalon etc.)

 

Léna Simonne

Léna Simonne

Quel regard portes-tu sur le lookbook que tu as réalisé pour Isiel ? 

J’ai gardé en tête l’esprit parisien et féminin de la marque et j’ai choisi de créer une ambiance simple pour que les clientes d’Isiel puissent facilement s’imaginer porter ces vêtements. Je n’ai pas essayé de « créer un effet ». Inutile d’aller photographier sur la Tour Eiffel pour faire du parisien ! L’esprit de Paris est dans ses petites ruelles et les façades de ses immeubles. J’ai donc gardé cet esprit urbain auquel j’ai ajouté un côté féminin par les poses du modèle. Quelque chose de plutôt naturel, donc.

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Tu as déjà travaillé plusieurs fois avec Marine, le modèle qui incarne « Cocon d’hiver ». Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Marine est un modèle d’une grande douceur, d’une formidable gentillesse et très professionnelle. Par conséquent, cela facilite grandement le travail ! On peut lui expliquer le choix des poses et des lieux, l’esprit voulu, et elle fera tout pour s’y conformer.

Elle fait partie de ces modèles que les marques aiment beaucoup car sa beauté est naturelle, sans sophistication, ce qui permet au gens de se projeter plus facilement que lorsqu’il s’agit de mannequins de défilés. Elle fait passer une atmosphère simple, saine et très française, à la Sophie Marceau ou à la Carole Bouquet.

Retrouvez Mathieu Puga  sur sur son site et sur Instagram

Avec l’aimable autorisation des mannequins  et de Mathieu pour la diffusion des photos :

Victoria Plum, Myrtille Revemont, Léna Simonne, Apolline Thibault &Marine Jacquelin